Voici le mois de juin et l’heure du traditionnel « bilan de l’année scolaire » et …. de la préparation de l’année scolaire suivante.

Parents, enseignants, éducateurs, vous êtes beaucoup à souhaiter que l’année prochaine, tel ou tel enfant soit vraiment plus « autonome » dans ses apprentissages.

Alors, comment préparer un enfant, un adolescent ou un étudiant à être autonome dans ses études ?

Même s’il n’existe pas de recettes miracles, voici trois questions à se poser pour avancer en la matière.

Quels sont les besoins ?

Débutons par un petit point de situation. Quels sont les besoins de l’enfant : ils varient en fonction de l’âge et de la personnalité de l’enfant. A-t-il des difficultés à être autonome sur certaines matières ou sur toutes les matières ? Quelle est la nature de la difficulté : se mettre à travailler, effectuer telle ou telle tâche, s’organiser, gérer plusieurs matières, etc. Prendre le temps de se poser ces questions permettra de cibler l’attention sur un problème précis.

Quels sont, également, les besoins de l’adulte ? Est-ce un besoin de souplesse, de temps, d’une méthodologie, d’un apaisement ? Ces différents objectifs ne seront pas atteints de la même manière…

Quels leviers utiliser ?

L’autonomie dans les apprentissages est d’autant plus aisée que l’enfant est autonome par ailleurs. Les activités extra-scolaires, les tâches du quotidien, les trajets sont des bons vecteurs d’autonomie. Les vacances sont d’ailleurs une excellente période pour l’acquérir de manière informelle.

Et dans les devoirs ?

L’autonomie vient petit à petit… en rendant d’abord et surtout l’enfant acteur de ses devoirs. Apprendre à être autonome dans son travail scolaire, c’est avant tout apprendre à savoir comment faire et quoi faire dans ses devoirs. Cela implique, au préalable de passer du temps avec l’apprenant pour le renseigner sur ses manières d’apprendre, sur ce qu’est apprendre une leçon, réviser un contrôle. Cela demande également de prendre l’enfant là où il en est : inutile de demander à un enfant d’être autonome dans une matière où il est en difficulté par exemple.

Il nous faut donc guider l’enfant . Le recours aux questions ouvertes est un bon moyen pour y arriver : « de quoi as-tu besoin pour apprendre ta leçon de français ? », « de quoi te souviens-tu dans ce cours de mathématiques ? », « aurais-tu besoin d’aller étudier à nouveau ta leçon ? », etc.

Pour les plus jeunes… et les moins jeunes un peu distraits, on peut rendre autonome petit à petit sur le matériel : « que dois-tu mettre dans ton cartable ? », « as-tu toutes les fournitures dont tu as besoin ? », etc.

Bien sûr, rendre son enfant autonome dans son travail ne dispense pas d’une oreille attentive et d’un accompagnement sur ses apprentissages, quel que soit son âge…

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